J’ai deux amours… #CalendrierRNC 5

Derrière la 5ème case du Calendrier Révisons Nos Classiques de cette fin d’année, je vous propose de découvrir, ou redécouvrir, deux pianistes qui me font rêver depuis bien des années déjà..

Martha Argerich

La légende raconte que c’est à deux ans et demi déjà que Martha Argerich a révélé son don pour la musique, déjà capable à cet âge si précoce de reproduire au piano les partitions que son frère étudiait alors, ou bien pouvait jouer d’oreille sur le clavier une mélodie qu’on lui fredonnait. Phénoménal.

Originaire d’Argentine, Martha prend ses premiers cours de piano à 5 ans sous l’impulsion de sa mère, tandis que la petite fille rêve de devenir médecin.

Au milieu des années 50, sa famille émigre en Europe et Martha suit l’enseignement de grands maîtres. A 16 ans, elle remporte déjà deux grand prix puis en 1965 trois autres au prestigieux concours Chopin, la crème de la crème. Premier prix, prix du public et prix de la meilleure interprétation des Mazurkas. Martha Argerich est déjà lancée en orbite autour de la planète piano. Elle débute sa carrière professionnelle l’année suivante au Lincoln Center de New-York… On a connu pire.

Le reste de sa carrière jusqu’à aujourd’hui est une liste infinie de concerts et de succès, de distinctions et de salles bondées partout à travers le monde.

Martha Argerich se distingue par une fougue, une intuition et une spontanéité folle, sans manquer de grâce et d’élégance pour autant, bien au contraire. Elle est tout simplement divine. D’une incroyable générosité, elle aime depuis longtemps transmettre son savoir aux nouvelles générations. Elle a notamment enseigné à Hélène Grimaud, elle aussi immense pianiste et bien d’autres encore. La vie de cette artiste est un roman passionnant, que vous pouvez d’ailleurs découvrir grâce à l’excellente biographie d’Olivier Bellamy, Martha Argerich : l’enfant et les sortilèges. A 77 ans, elle nous régale encore. Elle jouera en 2019 à la Philharmonie de Paris et à la Halle aux grains de Toulouse, à bon entendeur…

Anne Queffelec

Élégance, raffinement inouï, Anne Queffelec est à mes yeux une des plus grandes pianistes que ce monde ait connu. Ce qui me fascine chez elle, c’est sa capacité à toujours donne le temps juste et nécessaire à chaque note pour qu’elle puisse s’exprimer pleinement. Ses enregistrements de Satie sont proches de la perfection.

Premier prix de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, élève du grand Aflred Brendel, à Vienne, Victoire de la meilleure interprète de musique classique en 1990, plus d’une trentaine de CD à son actif, Anne Queffelec est un monument de la musique française des ces cinquante dernières années. Elle enseigne elle aussi et n’hésite pas à prendre son sous aile quelques jeunes pianistes comme Alexandre Prévert, déjà vu sur la chaîne Révisons Nos Classiques.

Pour les plus cinéphiles d’entre vous qui ne la connaîtrait pas encore, vous l’avez peut-être déjà entendu si vous avez vu le film Amadeus de Milos Forman, puisqu’elle a  enregistré quelques parties de piano spécifiquement pour le film.

Vous pouvez retrouver un enregistrement de la Gymnopédie n°1 de Satie par Anne Queffelec sur la compilation Révisons Nos Classiques, toujours disponible partout en vente, en voilà une idée de cadeau de Noël qu’elle est bonne 😉

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